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Article de S.V.Lavrov, Ministre des affaires étrangères de la Russie "Les relations internationales dans une zone de turbulences - où sont les points d'appui", «Les annales diplomatiques» de 2011
Le monde change aujourd'hui à vue d'œil. Ce processus ne se développe pas facilement, en ligne droite. La crise financière économique globale est devenue le catalyseur des changements, démontrant de manière convaincante – même à ceux qui avaient encore des doutes – qu'il s'agit de la fin de la période de 500 ans de la domination de l'Occident et de la création d'un nouveau système international polycentrique, qui répond aux réalités du XХIe siècle et s'appuie sur les «règles du jeu» communes pour tous.
Dans l'année qui s'en va, les relations internationales sont entrées dans une zone de turbulences. Les marchés financiers internationaux connaissent une situation difficile – les économies de plusieurs pays, y compris les états de la zone euro, ont affronté les conséquences non éliminées de la crise, parmi lesquelles sont les dettes d'Etat accumulées et démesurées. Le renouveau venu à point des systèmes politiques et socioéconomiques dans diverses régions du monde, avant tout au Proche-Orient et en Afrique du Nord, était accompagné de flambées de l'opposition armée et de violence. La tâche urgente de la politique pratique prenait toujours plus distinctement la forme du besoin d'éviter les ruptures entre les civilisations, les altercations sur la base interethnique, interculturelle, interreligieuse. Cela dit, les défis et menaces transfrontaliers à la sécurité ont toujours été là, et l'on ne peut s'y opposer que par les efforts solidaires de la communauté internationale.
Les changements globaux actuels contribuent à la formation des mécanismes plus souples en-dehors des blocs de la coopération multilatérale, à la diplomatie de réseau multivecteur, basés sur l'égalité en droits et la prise en compte réciproque des intérêts. Cela ouvre un nouveau «créneau de possibilités» pour développer les relations internationales sur la base de l'addition pragmatique des efforts, épurés de l'inertie intellectuelle dans l'esprit des stéréotypes de «la guerre froide», de la recherche désidéologisée et créatrice des réponses solidaires aux défis communs pour tous. Leur accumulation dans les relations internationales pousse les états leaders au travail dans le cadre de l'ordre du jour positif, réunificateur.
Le BRICS est un exemple probant de ce mécanisme – le groupement de cinq grands pays aux marchés en rapide croissance et les points de vue similaires sur les problèmes du monde, devenu aujourd'hui un facteur de portée globale. Son activité fait un apport sensible à la réforme de l'économie et des finances mondiales. L'interaction dans ce format prend le caractère toujours plus concret et intense. Cela dit, nous ne visons pas la confrontation avec quelqu'un - le BRICS ne veut que proposer un nouveau modèle des relations appelé à contribuer à l'approfondissement de l'interaction multilatérale efficace d'égal à égal dans le règlement des problèmes actuels contemporains.
Aujourd'hui tous reconnaissent que le renforcement du niveau régional de la gestion globale constitue une des marques du développement des relations internationales. Et dans ce contexte il est absolument naturel que la politique étrangère de la Russie ait eu et ait toujours pour priorité principale l'espace de la CEI. Le renforcement des structures d'intégration ici constitue notre apport commun à la garantie de la stabilité du nouvel ordre mondial en formation. Nous partons de ce que la mise en œuvre des décisions importantissimes, prises récemment par la Russie, la République de Biélorussie et le Kazakhstan, de passer à partir du 1er janvier 2012 à une étape de l'intégration de qualité nouvelle – espace économique unique - et de commencer la formation de l'Union économique eurasienne, définira l'avenir de nos pays pour une perspective future.
La communauté internationale a aujourd'hui surtout besoin de repères clairs dans son travail de renforcement des mécanismes de la gestion globale. Nous sommes persuadés qu'il faut prendre en qualité de ces repères, avant tout, le respect des normes et principes fondamentaux du droit international, l'attitude précise, stricte et responsable vis-à-vis des dispositions de la Charte de l'ONU, le renforcement du rôle de l'Organisation mondiale en tant que forum sans alternative, qui possède le mandat global et la légitimité universellement reconnue, l'augmentation de l'efficacité de ses structures et mécanismes dans l'intérêt de la réaction adéquate à toute la variété des risques et menaces contemporains.
C'est cette approche que nous faisons promouvoir dans les contacts avec nos partenaires occidentaux. Dans nos rapports avec l'OTAN, nous partons du fait que l'Alliance Nord-Atlantique constitue un facteur réel, qui détermine pour beaucoup la sécurité dans la région euratlantique et près de nos frontières. Il est de l'intérêt de la Russie de conférer à notre interaction avec l'OTAN un caractère stable, prévisible.
A la réunion de décembre 2011 du Conseil Russie-OTAN au niveau des ministres des affaires étrangères a été analysé le cours du respect des décisions obtenues au sommet du CRO à Lisbonne en 2010. Là, les leaders des pays participants ont posé la tâche de construire le partenariat stratégique basé sur les principes de la confiance réciproque, de la transparence et de la prévisibilité. Le sommet a tracé la perspective – aboutir à l'espace commun de la paix, de la stabilité et de la sécurité égale pour tous dans la région euratlantique.
Beaucoup a été fait en cette année. Nous avons avancé dans l'opposition aux risques et menaces communs afférents au terrorisme, à la piraterie, aux catastrophes naturelles et technogènes, à la situation en Afghanistan. Nous croyons important de donner une nouvelle impulsion aux efforts conjoints dans le domaine de l'opposition au trafic de drogue – «sur la table» se trouve notre proposition d'établir la coopération entre l'OTAN et l'OTSC. La Russie fait un apport de poids au Fonds fiduciaire pour entretenir les hélicoptères de l'armée afghane, former les effectifs pour les départements antinarcotiques à Domodédovo et aux environs de Saint-Pétersbourg, au projet de la détection des explosifs «STANDEX». Nous avons tenu les manœuvres utiles de sauvetage des équipages des sous-marins en détresse, de réaction des systèmes de contrôle du trafic aérien, de l'Armée de l'air et de la DCA et à la capture d'avion par les terroristes. Les bâtiments de guerre de la Russie et des pays de l'alliance ont établi l'interaction opérationnelle dans le golfe d'Aden. Nous garantissons le trafic fiable et simplifié pour les continents de la FIAS.
Mais ces réalisations indéniables sont insuffisantes pour passer à la qualité nouvelle des relations. Malheureusement, sur plusieurs problèmes fondamentaux, qui touchent les intérêts vitaux de la sécurité de nos pays, nos partenaires ne sont pas encore prêts à une coopération sérieuse. A la première place vient le problème de la défense antimissile.
Le Président D.A.Medvédev a le 23 novembre dernier énoncé de manière exhaustive notre approche au problème de la DAM. Nous sommes prêts au dialogue, la prise en compte réciproque des intérêts réciproques légitimes de toutes les parties étant. Mais nous avons besoin de garanties nettes que les moyens antimissile que l'on déploie ne viseront pas le potentiel stratégique russe. Ces garanties doivent se baser sur les critères objectifs, qui permettraient d'évaluer la correspondance de la DAM en déploiement au but déclaré – opposition aux défis de missiles limités dont les sources se trouvent en-dehors de l'Europe. Nous ne nos satisferons pas de simples assurances que la Russie n'a pas à s'inquiéter.
Il ne faut pas avoir d'illusions – si les préoccupations russes ne sont pas prises en considération, la Russie prendra les mesures adéquates partant du développement des événements à chaque étape de la réalisation de l'approche adaptative phasée américaine à la DAM. Notre intérêt principal est de maintenir la stabilité stratégique dans les conditions de la création du système de la défense antimissile. Nous croyons avoir encore le temps pour trouver la solution mutuellement acceptable.
La formation de l'architecture de la sécurité européenne sur les bases communes, démocratiques, qui répond aux réalités modernes, est une priorité pour la Russie. Les réalités militaro-politiques en Euro-Atlantique sont loin derrière les processus économiques, technologiques, de commerce et d'investissement et autres de l'interdépendance, contredisent toujours plus les exigences du temps. Nous avons tous besoin de stabilité et de confiance dans le domaine militaire, qui conservent pleinement leur importance en tant que base matérielle de la sécurité. A l'ordre du jour est posée de manière extrêmement aiguë la question du passage en forme légalement contraignante des déclarations politiques sur l'indivisibilité de la sécurité de toute la région euro-atlantique. Là est le sens de l'initiative russe de conclure le Traité de sécurité européenne. Cela dit, l'indivisibilité de la sécurité n'est pas une carte dont vous pouvez choisir le plat qui vous a plu, et refuser ce qui ne vous plaît pas.
Dans la logique de notre initiative s'inscrit le but stratégique formulé il y a un an au sommet de l'OSCE à Astana - former la communauté euro-atlantique et eurasienne de la sécurité, qui se baserait sur les valeurs et intérêts communs pour tous, avant tout sur les principes de l'indivisibilité de la sécurité, et s'inscrive de façon harmonieuse dans le système global. Au récent CMAE de l'OSCE à Vilnius nous avons confirmé la bonne volonté de la partie russe de contribuer à la mise en pratique de ce but par tous les moyens. Et ce n'est pas notre faute, si les tâches clé, pour réaliser lesquelles cette organisation avait été créée – garantie de la sécurité et développement de la coopération durable en euro-atlantique – sont parfois sacrifiées aux pas populistes visant à gagner les points propagandistes, ou aux tentatives d'imposer ses standards aux partenaires.
Nous estimons la garantie de la primauté du droit être la condition clé pour obtenir du progrès sur cette piste. Nous sommes persuadés que l'écart de ce principe, sous quelques prétextes plausibles qu'il se fasse, affaiblira inévitablement la sécurité globale et régionale, détruira les fondations, que lesquelles repose tout le système des relations internationales.
Nous ne cachons pas notre attitude envers les événements passés en Libye, envers la manière dont l'OTAN s'est acquittée des résolutions correspondantes du Conseil de Sécurité. Lors de la prise de ces décisions au CS de l'ONU, nous partions de la garantie future du net respect de leur lettre et de leur esprit. Cependant, l'opération de garantie de l'embargo sur les armes et de la zone d'exclusion aérienne s'est transformée en action de changement du régime avec une finale choquante, était accompagnée du support militaire aérien d'une partie de la guerre civile et de plusieurs victimes parmi les populations civiles sous les bombes et les roquettes.
Nous avons d'autant plus de questions à noter les déclarations sur la transformation des événements en Libye en un modèle d'actions appliquées à d'autres situations régionales. Certains politiques affirment ne pas avoir besoin du mandat du CS de l'ONU pour les mesures militaires résolues. Cette interprétation des idées de «la responsabilité de la défense» – qui, à propos, n'ont pas été formalisées à l'ONU en tant que concept à part entière – incite une partie de l'opposition dans les pays en crise à miser sur le soutien de force étranger. Nous n'aimerions pas croire à l'existence du dessein de transformer l'Alliance Nord-Atlantique en un «chirurgien global», qui cherche à procéder à l'intervention radicale là où ont lieu les conflits intérieurs compliqués.
Tout le cours des événements internationaux confirme la vérité historique : le revers de l'usage de la force est fait de l'aveu de sa propre impuissance, avant tout en ce qui concerne la capacité d'obtenir les solutions mutuellement acceptables par les méthodes politiques civilisées. A l'époque de la mondialisation, c'est doublement juste : tout usage de la force est contre-productif et témoigne de la restriction notoire de l'horizon des efforts politico-diplomatiques. Les actions de force ne peuvent pas garantir un règlement durable et fiable des conflits internes des états, qui n'ont en général pas de solution simple. Les acteurs étrangers doivent faire preuve d'un travail minutieux, continu d'assistance au dialogue avec la participation de toutes les forces politiques impliquées dans une crise. Nous entendons suivre toujours l'implémentation en pratique du nouveau concept stratégique de l'OTAN.
Nous sommes également préoccupés de l'état des choses avec le contrôle des armes conventionnelles en Europe – nous ne pouvons toujours pas sortir de l'impasse, qui avait été créé en résultat du refus des états de l'OTAN de ratifier à l'époque l'accord sur l'adaptation du Traité sur les forces armées conventionnelles en Europe. Nos propositions qu'il faut discuter au format des négociations à propos du nouvel accord légalement contraignant sur le contrôle des armes conventionnelles en Europe, sont bien connues.
Nous croyons important de centrer les efforts sur le renforcement de l'ordre du jour réunificateur des relations internationales, la formation du consensus par la prise en compte des intérêts réciproques. Quand on se guide sur cela dans le travail pratique, on réussit à aboutir aux décisions importantes en pratique et réalisables. Ainsi, parmi les résultats importants du CMAE de l'OSCE à Vilnius sont l'adoption de la nouvelle version du Document de Vienne concernant les mesures de renforcement de confiance et de sécurité, qui n'avait pas été mis à jour depuis 1999, ainsi que les décisions concernant les armes de poing et légères.
Nous croyons qu'un exemple de la manière à construire nos rapports avec les partenaires vient de la conclusion du Traité russo-américain START, qui est entré en vigueur au début de 2011. C'est sans exagération «l'étalon-or» dont on peut se servir dans tout le travail ultérieur. Lors de sa préparation, les deux parties se sont guidées sur les principes de l'égalité en droits, du respect des engagement contractés.
Cette approche a garanti les résultats concrets dans nos rapports avec les USA et sur plusieurs autres pistes. Parmi elles sont l'entrée en vigueur de l'Accord de coopération dans le secteur de l’énergie nucléaire pacifique, le règlement des problèmes de l'adhésion de la Russie à l'OMC, plusieurs projets commerciaux et d'investissement mutuellement avantageux. La commission présidentielle russo-américaine fonctionne efficacement et avec un bon rendement. Pratiquement tous les départements fédéraux ont établi le contact dans le cadre des groupes de travail, commencé la mise en œuvre des initiatives concrètes.
Nous sommes prêts à la formation des relations constructives normales avec les USA, entendons chercher sur la base du respect réciproque les voies de règlement de tous les problèmes. Nous partons du fait que l'amélioration de la coopération n'est possible que sur la base de l'honnêteté et de la prévisibilité. Certes, les rythmes de l'avancement sur cette voie vont directement dépendre de la recherche des issues sur les problèmes compliqués de l'ordre du jour russo-américain, avant tout sur le problème de déploiement du potentiel américain de la DAM en Europe.
Parmi les priorités traditionnelles du cap de politique étrangère de la Russie figure l'approfondissement ultérieur du partenariat stratégique avec l'Union Européenne. Nous cherchons à avancer au maximum dans nos relations, à englober la gamme de problèmes large au maximum, à les faire élever au niveau de qualité nouvelle.
Dans les échanges commerciaux, l'UE a occupé la place solide du plus gros partenaire de la Russie, est devenu le principal marché des exportations des sources de l'énergie russes, l'importante source des technologies et des investissements. Nous coopérons activement au format bilatéral et dans le cadre du G20 dans la stabilisation du système financier économique global. Nous partons de ce que l'adhésion de la Russie à l'OMC aura un effet des plus positifs sur nos échanges commerciaux, facilitera l'accès des agents économiques de l'Union Européenne non seulement au marché russe, mais à ceux de la Biélorussie et du Kazakhstan en tant que membres de l'Union douanière.
Les changements positifs des derniers temps, en particulier l'amélioration des relations avec plusieurs pays européens, commencent à avoir un effet bénéfique sur l'interaction bilatérale pratique et l'ensemble de notre dialogue avec l'UE. Les résultats du sommet Russie-UE des 14-15 décembre à Bruxelles contribuent à l'approfondissement ultérieur de l'interaction dans plusieurs domaines.
La mise en pratique de l'Initiative "Partenariat pour la modernisation" reste notre tâche importantissime. Nous avons lancé les projets sur les sujets aussi actuels pour notre pays que la création d'une économie diversifiée à basse consommation d'hydrocarbures, la facilitation et la libéralisation du commerce mondial, le renforcement de la coopération dans les innovations, le perfectionnement du climat juridique, d'investissements et social, le renforcement du dialogue avec la société civile.
La suppression des limitations de visas pour les voyages à court terme dans les pays de l'Union Européenne reste le sujet le plus sensible pour nos citoyens. Le sommet Russie-UE des 14-15 décembre à Bruxelles a donné le feu vert à la mise en pratique de la liste des pas conjoints dont l'implémentation permettra de passer à la mise au point de l'accord sur le régime sans visas. Nous devrons résoudre en commun un grand volume des tâches techniques, y compris liées aux garanties de l'étanchéité des frontières à la criminalité organisée, à la traite des personnes et au trafic de drogue. La Russie est prête à la libre circulation des citoyens de nos pays. Nous espérons que l'UE fera aussi preuve d'approche constructive, qui réponde à l'esprit de notre partenariat stratégique.
La Russie est prête à assumer sa part de responsabilité pour l'état des choses dans le monde. Le maintien des foyers des conflits et des crises ne répond nullement à nos intérêts, détourne les ressources nécessaires pour créer les conditions extérieures favorables au maximum pour la modernisation d'ensemble du pays, la garantie de son développement dynamique polyvalent, l'augmentation radicale de la compétitivité de la Russie en politique et en économie mondiales.
Tout comme nos partenaires occidentaux, nous sommes intéressés au rapide règlement dans les "points chauds". Dans le même temps, comme le montre la pratique, les méthodes de la pression, de l'instauration des sanctions unilatérales ne peuvent pas constituer la panacée, mais ne font que gêner la recherche des solutions. Au XXIe siècle, il faut, en les réglant, obtenir l'implication à la coopération au lieu d'isoler les pays.
C'est sur quoi nous nous guidons dans notre approche aux problèmes du programme nucléaire iranien, autour duquel est maintenue la tension internationale. Nous prônons la coopération la plus pleine et étroite de l'Iran avec les experts de l'AIEA pour rétablir la confiance de la communauté internationale au caractère strictement pacifique du programme nucléaire iranien. Pour nous sont inacceptables les tentatives de faire basculer la situation du lit de pourparlers vers la confrontation directe avec de nouvelles sanctions et menaces d’utiliser la force militaire. Nous sommes persuadés qu'il n'est possible de trouver la solution mutuellement acceptable qu'à travers le dialogue tout en garantissant la fiabilité du régime de la non-prolifération des armes nucléaires et le respect des droits et des obligations des membres du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.
Eviter de saper le régime de la non-prolifération est pour nous d'une importance primordiale. Nous prônons l'universalisation du TNP, l'entrée en vigueur du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires. La Russie, en tant qu'une des principales initiatrices de la convocation en 2012 de la Conférence de création au Proche-Orient de la zone libre d'armes de destruction massive et des moyens de leur acheminement, continuera de travailler activement à la préparation de ce forum important. Nous entendons toujours contribuer à l'avancement d'autres initiatives régionales de sécurité, y compris le soutien du Traité sur la zone libre d'armes nucléaires en Asie Centrale, faire notre apport à la garantie de la sécurité dans la zone du Golfe.
En général, la Russie mène de manière consécutive le cap sur le développement de la coopération mutuellement avantageuse égale en droits avec tous les états, qui répondent y être prêts. Nous nous guiderons toujours sur les principes fondamentaux de notre activité de politique étrangère qui sont le pragmatisme, l'ouverture, le multivecteur, la promotion consécutive, mais sans glissement dans la confrontation, des intérêts nationaux clairs. Ils ne font pas que garder simplement leur nécessité, mais deviennent de fait universels dans les relations internationales.
La Russie reste ouverte aux contacts avec nos partenaires, nous ne cachons pas nos pensées et nos intentions. Nous sommes persuadés qu'au virage serré du processus historique, il faut utiliser au maximum les possibilités d'intensifier la coopération dans tout l'ensemble de problèmes, dans la recherche des réponses optimales aux défis globaux du XXIe siècle. Le gage du succès réside dans la bonne volonté et l'union des efforts.
